L’amour : le 5e élément...

dimanche 16 janvier 2005
par  Jean Heutte
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Sentiments tendres et harmonie sexuelle ne suffisent donc pas. Les scientifiques l’affirment : l’amour est aussi une mécanique biologique. De nouvelles découvertes démontrent que chaque passage à l’acte déclenche une multitude de chamboulements, aussi bénéfiques qu’insoupçonnés pour l’ensemble du corps. En somme, une pratique vieille comme le monde qui, entre autres plaisirs, permet de vivre vieux...

Il a fallu des millénaires pour admettre ce qui, aujourd’hui, nous paraît évident - et qui est désormais prouvé par la science : l’amour est bon pour nous. Longtemps, très longtemps, on a en effet séparé le plaisir de la procréation, la santé de la sexualité, bref, le corps de l’âme, comme si l’un menaçait l’autre. Or des quantités d’études médicales, épidémiologiques, biologiques ou psychologiques réalisées ces dix dernières années aux quatre coins du monde tendent à prouver que le sexe - et l’amour au sens large - est aussi important pour notre équilibre physiologique et mental que l’eau fraîche, une nourriture saine ou l’exercice physique. Les scientifiques confirment ainsi les théories libertaires des hippies des années 1960, des adeptes du New Age et des disciples du Kama-sutra : les relations intimes avec nos semblables dissipent les tensions, calment les angoisses, renforcent nos défenses immunitaires et allongent de façon spectaculaire notre espérance de vie. Pour vivre vieux, c’est désormais prouvé, il ne faut pas vivre solitaire.

L’amour est bon parce qu’il nous rend meilleurs. « Parce qu’il nous rassure, nous valorise, nous fait du bien, explique la psychologue Marianne Salleron, de l’Association française des centres de consultation conjugale. L’amour nous rend créatifs, il nous permet d’agir. Il développe la générosité, la tendresse, l’envie d’apprendre, de découvrir, d’être en contact avec la vie. »

De plus en plus, les philosophes et les psychologues s’intéressent à l’impact de l’amour au-delà des deux êtres concernés. Ce sentiment, selon eux, fait également du bien à la communauté dans laquelle vivent et agissent ceux qui s’aiment. « Une relation consciente, explique le psychanalyste américain John Welwood (Journey of the Heart : the Path of Conscious Love, Perennial), peut être un véhicule pour régénérer l’âme dans notre culture, pour redécouvrir la communauté et le sacré dans la vie quotidienne. Parler vrai et écouter l’autre avec respect, c’est le début du vrai dialogue, ce qui est précisément ce dont le monde a le plus besoin au niveau collectif. »


Charles G. & Stehli J.-S. (2004) Pourquoi l’amour est bon pour la santé, L’Express du 16/08/2004

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